Orangerie du Sénat, Paris

Exposition du 27 juillet 2011 au 08 août 2011


Schneider, Viard, Schneck : la preuve par trois


Cet été, l’Orangerie du Sénat a choisi de confronter trois artistes permanents de la galerie Berthet-Aittouarès : le peintre Jean-Pierre Schneider, le sculpteur Étienne Viard et le photographe Antoine Schneck. Trois artistes, trois media et une seule exposition en trois dimensions.
L’accrochage consacré à Jean-Pierre Schneider prend pour point de départ son Hommage à Manet – Olympia, un tableau dont le titre parle de lui-même. Suivent six séries de toiles aussi délicates que poétiques. Monochromes sans être monotones, fragiles mais puissantes, elles sont une invitation à laisser notre imaginaire vagabonder… Et venir heurter les sculptures en acier corten d’Étienne Viard. Monumentales ou de plus petit format, celles-ci, sans socle et posées à même le sol, semblent en jaillir, fortes et aériennes. Un ensemble aux lignes verticales, inspirées du végétal, qui semble perpétuellement hésiter entre rupture et harmonie. Une harmonie qui émane des visages capturés par Antoine Schneck, dont on peut résumer le travail en trois mots : voyages, séries, rencontres. Trois mots à mettre impérativement au pluriel. Depuis 2007, le photographe a sillonné l’Afrique, la Chine et l’Inde pour en rapporter des centaines de portraits réalisés selon le même mode opératoire. Loin de tout exotisme, ces clichés traduisent un désir de proximité avec le sujet. De ces Visages du bout du monde à la série L’objet en vérité, Antoine Schneck s’est imposé comme un chasseur d’images authentiques et intenses, qui ne sont pas pour autant dénuées de grâce.
Jean-Pierre Schneider, Étienne Viard, Antoine Schneck : trois œuvres plus vraies que nature qui semblent arrêter le temps… au moins jusqu’au 8 août. À découvrir d’urgence, donc.

A.L.