Jules Pascin (1885 – 1930)

Jules Pascin (1885 – 1930)


Exposition du 12 septembre au 28 octobre 2017
Galerie Le Minotaure, Paris

Du 12 septembre au 28 octobre 2017, la galerie Le Minotaure en collaboration avec la galerie Alain Le Gaillard présente une exposition consacrée au bulgare Julius Mordecai Pincas dit Jules Pascin (1885 – 1930).

Cette figure de l’Ecole de Paris, formée à Vienne s’installe à Paris en 1905 après avoir collaboré en tant que caricaturiste humoristique et dessinateur érotique pour la revue satirique bavaroise impériale Simplicissimus. En France, il change son nom sous la pression paternelle et tisse des amitiés avec Soutine, Foujita, Derain, ou encore, les poètes et écrivains Paul Morand ou Pierre Mac Orlan pour lesquels il illustre des ouvrages.

Si cette période est celle de la dé/re-construction de la figure sous les pinceaux des cubistes et des expressionnistes, Jules Pascin, lui, reste empreint de son geste captant sur le vif l’essentiel de la figure. De son trait, vibrant et spontané, se transmet le regard critique d’un homme de son temps, profitant des plaisirs des cabarets de Montmartre tout en subissant l’hostilité de la France envers sa nationalité bulgare, l’obligeant à la quitter temporairement pour s’exiler aux Etats-Unis, où il prend la nationalité américaine.

A ses débuts, son univers dépeint le théâtre de la comédie humaine avec un sens aigu de l’observation et du détail, avant de s’ouvrir vers un nouveau champ chromatique plus doux, puisant volontiers dans des pastels nacrés, témoin d’une vision plus intime, et de se consacrer à ses sujets de prédilection comme celui du corps nu.

Alors qu’à postérité son œuvre demeure peu connue du public français, elle laisse une marque plébiscitée aux Etats-Unis, exerçant une influence chez les expressionnistes abstraits de l’Ecole de New-York.

La galerie Le Minotaure propose ainsi de re-découvrir Pascin et sa vision du monde en organisant son exposition autour de quatre pôles : le regard sociologique, le regard amoureux, le regard allégorique et le regard étranger.

Vernissage le mardi 12 septembre 2017.

Texte : Anne-Laure Peressin

Visuel : Julius Mordecai Pincas dit Jules Pascin (1885 – 1930)