Richard Texier, Suite birmane

Richard Texier, Suite birmane


Exposition du 07 juillet au 30 septembre 2012
Centre d'art contemporain Bouvet-Ladubay, Saumur

Installé à Rangoon du 31 mars au 30 avril pour un atelier nomade au Myanmar Birmanie, Richard Texier a choisi comme supports identitaires à ses tableaux des toiles d’ombrelles et des laques birmanes blanches et noires. La Suite Birmane a été présentée lors d’un vernissage à Yangon le 27 avril, et honorée de la visite
amicale et participative d’Aung Sang Su Kyi.

Richard Texier aime investir temporairement des lieux très divers, forts, parfois lointains. Partir, s’installer sous un abri, trouver des matériaux sur place et tenter de fabriquer une réponse plastique dans une situation précaire : sa conception nomade de l’atelier est devenue au fil du temps un principe essentiel, fondateur de son oeuvre.
Les circonstances de la vie, les hasards mais aussi des choix l’ont amené à travailler dans des endroits très différents depuis 1979 à New York, premier de ces ateliers nomades. Ces résidences se sont déroulées dans des lieux symboliques comme le pavillon de la Culture à Moscou, la Villa Noailles à Hyères, le chantier naval de La Rochelle, la fonderie ancestrale Liu à Shanghai ou encore le phare de Cordouan.
L’Asie a toujours été un territoire d’élection pour Richard Texier. Dès le début, il y a trouvé un accueil fervent, notamment lors de l’exposition rétrospective au Musée national de Taiwan, puis au Japon et dernièrement au Musée des Beaux Arts de Shanghai. En 2013, il a prévu d’aller installer son atelier – lui-même nomade – au Vietnam, à bord d’un bateau sur le Mékong.
« L’oeuvre de Richard Texier révèle un incessant besoin d’aller plus loin, plus avant, plus ailleurs, plus complètement à la poursuite du grand rêve humain de l’insaisissable cohérence. Tout ce que je sais de cette cohérence, moi, tient en ceci : ce langage ressemble à cet homme et cet homme ressemble à son oeuvre ; comme l’univers dont il se préoccupe, il est en expansion. Et, dans ce permanent bouleversement, chaque oeuvre est une éclosion… ». Daniel Pennac.