Mario Ceroli


Mario Ceroli est né en 1938 à Castelfrentano (Chieti) et son parcours sera tout au long de sa vie celui d'un artiste autodidacte. Dès la moitié des années cinquante sa recherche est tournée vers le développement des possibilités expressives de la céramique sur laquelle il travailla avec ses professeurs Leoncillo, Colle et Fazzini, pendant ses années d'étude à l'institut d'art de Rome.
La reconnaissance de son oeuvre arriva très tôt avec l'obtention en 1958 du « prix pour la jeune sculpture » de la Galerie Nationale d'art Moderne de Rome.

À la base de sa recherche on retrouve le désir de retourner aux origines de la création manuelle, la redécouverte de l'homo faber, capable de créer artisanalement la forme à partir de l'idée.
Pendant un voyage à Assise en 1957 il découvrit l'art de Giotto, expérience à partir de laquelle il puisa son inspiration pour le développement de ses premières silhouettes en bois.

A partir de 1964 il s'imposa sur la scène romaine avec des travaux en bois brut, en particulier noix, érable et peuplier sur lesquels il intervenait parfois avec des insertions de couleur, en reproduisant des objets d'usage quotidien, comme les numéros ou les lettres de l'alphabet, et par la suite des figures humaines.

Deux ans plus tard il connut le succès au niveau international grâce au prix reçu par la Biennale de Venise pour sa Caissa Sistina, œuvre architectonique en ouverte relation avec le public qui marque le passage vers un art pénétrant dans l'environnement, puis dans le cinéma et dans le spectacle. Grâce à ce prix il eut l'opportunité de vivre pendant deux ans à New York où il exposa entre autres à la Galerie Benino.
Dans les mêmes années son intérêt pour différentes disciplines, destiné à augmenter dans le temps, l'emmena vers de nouvelles expérimentations dans le domaine des arts de la performance et en particulier du théâtre et de l'opéra. Dans ce cadre, il dirigea la conception de décors scéniques de grande importance, tels le Richard III dirigé par Cesare Brandi ou le Chandelier de Giordano Bruno, qui ont été largement appréciés par le public. Bien qu’à ses débuts Ceroli ait partagé l'idéal poétique de l'Arte povera en utilisant des matériaux très pauvres comme la terre, les briques, les étoffes, les haillons, la paille, les feuilles sèches, le plastique ou l'aluminium, au cours des années soixante-dix jusqu'aux années quatre-vingt-dix, il expérimenta aussi l'usage de marbres polychromes, verre et bronze en revisitant les œuvres des grandes icônes de la peinture et de la sculpture de la Renaissance jusqu'à aujourd'hui.

Aujourd'hui l'artiste vit et travaille à Rome.