Les articles de l'Officiel des Galeries & Musées
Musée d'Orsay, Paris
Manet, Inventeur du moderne
En quoi Manet est-il résolument moderne ? C’est à cette question riche et complexe que la rétrospective du musée d’Orsay s’attache à répondre. Balayant toute l’œuvre du peintre, de sa formation auprès de Thomas Couture jusqu’à ses portraits d’hommes politiques et dessins de barricades, l’accrochage souligne que la modernité chez lui procède d’échappées successives.
Petit Palais, Paris
Charlotte Perriand
À l’heure où le monde du design consacre Charlotte Perriand comme l’une des plus grandes créatrices de mobilier du XXe siècle, le Petit Palais explore l’une des terres inconnues de son œuvre : la photographie. À travers 380 tirages et 70 meubles, l’institution parisienne entend ainsi mesurer le rôle qu’a joué ce medium dans le travail de l’artiste. Dès son entrée dans l’atelier de Le Corbusier et Pierre Jeanneret en 1928, Perriand l’utilise à la fois comme source d’inspiration et comme élément d’aménagement intérieur.
BNF - Site François Mitterrand, Paris
Richard Prince
Passé maître dans l’art de questionner – via l’appropriation et le remix – la culture visuelle américaine, Richard Prince est aussi (et nécessairement) collectionneur et bibliophile. Depuis les années 1970, l’artiste accumule un vaste corpus de livres, « pulp », pochettes de disques, affiches, éditions annotées (dont l’une du Festin nu, de Burroughs), ayant trait à ce qu’il nomme le « BeatHippiePunk », ce mélange de culture populaire et de contre-culture.
Musée de l'Orangerie, Paris
Gino Severini
Si le nom de Gino Severini évoque d’emblée le futurisme, sa carrière prolifique excède largement sa courte participation à la sulfureuse avant-garde. Entre son installation à Paris en 1906 et sa mort soixante ans plus tard, le plus français des peintres italiens a exploré tour à tour divers champs esthétiques, du divisionnisme à l’abstraction, en passant par le cubisme.
Musée Bourdelle, Paris
Madame Grès
« Je voulais être sculpteur. Pour moi, c’est la même chose de travailler le tissu ou la pierre ». Ainsi parlait Madame Grès de son activité. C’est donc très naturellement que le musée Bourdelle, haut lieu de la sculpture, s’est posé comme l’écrin idéal pour accueillir la rétrospective consacrée à cette légendaire et respectée créatrice de haute couture, comme un dialogue entre la pierre et le tissu.
Grand Palais, Paris
Anish Kapoor, Monumenta
Après Anselm Kiefer, Richard Serra et Christian Boltanski, c’est au tour d’Anish Kapoor de répondre au défi de Monumenta. Invité à concevoir une œuvre spécifique pour la nef du Grand Palais, l’artiste d’origine indienne dit vouloir créer pour l’occasion « une expérience émotionnelle et philosophique inédite ». Maîtres mots de l’installation : lumière et couleur. Rompu à la commande publique, Kapoor a imaginé pour les lieux un seul objet monochrome faisant appel aux technologies les plus audacieuses.
Musée Würth , Erstein
Anselm Kiefer
Parce qu’il interroge avec acuité l’identité allemande, Anselm Kiefer devait nécessairement tenir une place de choix dans la collection de Reinhold Würth. Tout aussi logiquement, son riche compatriote lui consacre aujourd’hui une rétrospective au musée d’Erstein. S’y donnent à voir les étapes d’un cheminement intellectuel et pictural, des années 1960-70 jusqu’aux œuvres monumentales des deux dernières décennies.
Musée des impressionnismes, Giverny
Bonnard en Normandie
De Pierre Bonnard, son neveu Charles Terrasse écrivait : « Il aime la vie des champs. Il aime faire le feu, ratisser devant sa maison, donner un coup de bêche autour de ses cerisiers. » Cette intimité avec la nature, l’artiste trouve à la nourrir lors de séjours champêtres toujours plus fréquents – d’abord en Normandie, dans la vallée de la Seine, puis dans le Sud.
Jeu de Paume, Paris
Claude Cahun
Intimiste, poétique et largement autobiographique, l'œuvre de Claude Cahun, qui s’étale sur une vaste période allant de 1910 à 1954 — peu avant sa mort —, échappe aux tentatives de classification ou de rapprochement. Ce sont sans doute ses autoportraits qui ont suscité le plus d’intérêt. L’artiste s’y sert de sa propre image pour démonter un à un les clichés associés à l’identité.
Fondation Beyeler, Bâle (Suisse)
Brancusi & Serra
En juxtaposant les œuvres de Constantin Brancusi et Richard Serra à l’occasion d’une exposition commune, la fondation Beyeler orchestre en quelque sorte la rencontre du maître et du disciple. En effet, c’est en visitant l’atelier du premier en 1965 que le second se découvre une vocation pour la sculpture. Reprenant la voie tracée par son aîné, il se voue alors à l’exploration d’un langage formel minimal, prélude à un questionnement sur la relation de l’œuvre à son contexte spatial.
Centre de la Vieille Charité, Marseille
L’Orientalisme en Europe : de Delacroix à Matisse
« Au siècle de Louis XIV, on était helléniste, écrivait Victor Hugo. Maintenant, on est orientaliste. » De fait, la campagne d’Égypte de Bonaparte entre 1778 et 1801 inaugure en Europe un long siècle de fascination pour l’Orient, dont les artistes vont s’attacher à construire l’imaginaire. Delacroix, Ingres, Gérôme, et plus tard Kandinsky et Matisse y découvrent un monde aussi opaque que fascinant, qui leur offre de renouveler aussi bien la peinture de paysage que les recherches sur le corps et la lumière.
Musée Zadkine, Paris
Frédérique Lucien, Introspectives
Née en 1960 à Briançon, Frédérique Lucien vit et travaille à Paris. Célèbres dans le monde entier, ses oeuvres sont aujourd'hui présentes dans de nombreuses collections publiques et privées. Fondée sur une observation aigue du réel, son oeuvre ne cesse, par un travail de variations et d’échelles différentes d’interroger la ligne, le contour, la courbe, les oppositions entre plein et vide, opacité et transparence.
Retrouvez chaque semaine un reportage vidéo sur l’actualité culturelle parisienne. Des incontournables rétrospectives dans les grands musées aux accrochages plus intimes dans les galeries, découvrez les expositions en image.






